Tutoriel cobol
Tutoriel COBOL : les bases du langage

Ce tutoriel COBOL présente les bases du plus ancien grand langage de gestion encore en service. COBOL, pour COmmon Business-Oriented Language, a été conçu en 1959 par un comité réuni à l’initiative du département de la Défense des États-Unis, le CODASYL, en s’inspirant notamment du langage FLOW-MATIC de Grace Hopper. Pensé pour les traitements administratifs et comptables, il fait toujours tourner de nombreuses applications de banques, d’assurances et d’administrations.
Un langage proche de l’anglais
COBOL a été conçu pour être lisible par des non-spécialistes : ses instructions ressemblent à des phrases anglaises, comme ADD TAXE TO MONTANT ou MOVE ZERO TO TOTAL. Il manipule avant tout des enregistrements, des fichiers et des nombres décimaux à précision fixe, ce qui le rend adapté aux calculs monétaires. Le langage a été normalisé à plusieurs reprises, notamment en 1985, puis en 2002, version qui a ajouté la programmation orientée objet.
Les quatre divisions d’un programme
Tout programme COBOL est organisé en divisions, toujours dans le même ordre :
- IDENTIFICATION DIVISION : le nom du programme (
PROGRAM-ID) et, au besoin, des informations descriptives ; - ENVIRONMENT DIVISION : la description de l’environnement d’exécution, en particulier l’association entre les fichiers du programme et les fichiers réels ;
- DATA DIVISION : la déclaration des données, avec des sections comme
FILE SECTIONpour les enregistrements de fichiers etWORKING-STORAGE SECTIONpour les variables de travail ; - PROCEDURE DIVISION : les instructions à exécuter, regroupées en paragraphes et en sections.
Les données sont décrites par des numéros de niveau (01 pour un enregistrement, puis 05, 10… pour ses champs) et par la clause PIC, qui fixe le format : PIC 9(5) pour un nombre de cinq chiffres, PIC X(20) pour vingt caractères, PIC 9(5)V99 pour un nombre avec deux décimales.
Premier programme
Voici le programme minimal qui affiche un message à l’écran :
IDENTIFICATION DIVISION.
PROGRAM-ID. BONJOUR.
PROCEDURE DIVISION.
DISPLAY "Bonjour, monde !".
STOP RUN.
Les espaces en début de ligne ne sont pas décoratifs. Dans le format fixe historique, hérité des cartes perforées, les colonnes 1 à 6 servent à la numérotation, la colonne 7 à des indicateurs (un astérisque y signale un commentaire), la zone A commence en colonne 8 pour les noms de divisions, sections et paragraphes, et la zone B commence en colonne 12 pour les instructions ; le texte s’arrête en colonne 72. Les compilateurs récents acceptent aussi un format libre.
Compiler et pratiquer
Pour s’exercer sans matériel spécialisé, on peut utiliser GnuCOBOL, un compilateur libre (anciennement OpenCOBOL) qui traduit le COBOL en langage C avant de produire un exécutable. Sous Linux, une commande comme cobc -x bonjour.cob crée un programme autonome. Plusieurs environnements de développement, dont Eclipse et Visual Studio Code, disposent d’extensions pour colorer la syntaxe COBOL.
Pour progresser, on enchaîne généralement sur la déclaration de variables, les conditions (IF … ELSE … END-IF, EVALUATE), les boucles (PERFORM … UNTIL), puis la lecture et l’écriture de fichiers séquentiels, cœur des traitements par lots qui ont fait la réputation du langage. Les compétences COBOL restent recherchées pour la maintenance des systèmes existants, souvent anciens mais critiques.


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